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Silly and Everything

Tranches de vie, peps et légèreté

La mer, le surf et pas moi

La mer, le surf et pas moi

Une semaine de vacances, un cadre paradisiaque, c’est décidé, le Bab (mon petit, 10 ans) et moi nous mettons au surf. 

Ce sera notre activité maman fils. J’aurais pu choisir un stage de châteaux de sable mais on ne va pas se mentir, clamer à l’assemblée « Le Bab et moi, on se met au surf », ça le fait quand même vachement mieux. 
 

La planche, le petit lycra qui va bien et qui relève le bronzage. Même nos chaussons de planche sont stylés. 
 

C’est parti. Première leçon, dans le lagon. Pas de vague à l’horizon pour le moment, l’idée est d’arriver à tenir debout sur la planche. Ceux qui ont déjà fait un cours de yoga avec moi pourront témoigner de mon sens de l’équilibre légendaire. Je tangue un peu mais bon. J’y arrive. Le Bab quant à lui, c’est limite s’il ne te case pas en plus un pas de danse et un Salto arrière tellement il fait corps avec son board. 
 

Deuxième leçon, Ah ben là quand même, il est temps de taquiner un peu les rouleaux. Les lagons maldiviens sont fort heureusement bien moins impressionnants que les plages australiennes, Keanu est d’ailleurs introuvable. On est motivé. Oh la la mais elle n’est pas un peu grosse celle-là ? 20 centimètres d’écume se rapprochent, le prof esquisse un sourire, je me lance. La fierté absolue. Je me suis levée sur ma planche et ai bien du réussir à rider un 1 mètre 25 et demi avant de me laisser tomber dans l’eau avec l’élégance d’une vache à laquelle on a fait un croche patte. 

 

Troisième leçon, finie la rigolade. On passe derrière le reef. 

« Prête Dolphin? ». Je n’ai pas le temps d’expliquer à mon prof que je n’ai aucun lien de parenté avec Flipper, la vague m’emmène avec elle. En quelques secondes à peine, j’ai oublié les leçons qui ont précédé, je m’agrippe à ma planche sans penser à me lever et pousse un hurlement à coup sûr entendu jusqu’au Sri Lanka. Une deuxième vague toute aussi puissante arrive derrière. Même mon surf prend peur et décide tout seul comme un grand de quitter mon ventre pour partir en avant et je me retrouve entraînée par le pied et jetée dans les rouleaux. J’échappe de peu à une famille d’oursins qui se voyait déjà faire une brochette. Je jure. Fort. En français. En anglais. Même en maldivien. 
 

Je crois que tout le Club Med a compris le message. I hate surfing. I quit. C’est pas pour moi. J’ai par contre battu le record de retour en paddle à contre courant. L’appel de l’apéro sûrement. Derrière moi, le Bab glisse sur l’eau avec aisance. Il sauve l’honneur de la famille.
 

L’année prochaine je fais un stage d’Aquagym. Là où j’ai pied. 
 

#canIhaveamojitoplease

#fautseremettredesesemotions

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